Tu me files le "bourdon"....

La société Apicole Mouscronnoise organisait une séance d’information sur le bourdon le dimanche 14 février à 14 h à la Prairie.

Le mois de février est arrivé et avec lui la sortie des bourdons.

Si ces insectes sont de moins en moins nombreux, ils gardent pourtant un rôle essentiel.

Afin de rappeler les bienfaits de ces pollinisateurs, la Société Apicole Mouscronnoise organisait le dimanche 14 février 2016 à partir de 14h à la Prairie ( ferme d'animation situé à Mouscron), une séance d’information qui avait pour but de sensibiliser la population à l’importance et à l’utilité du bourdon.

Ce rassemblement permet également de démentir certaines fausses idées que tout le monde se fait de ces petites bêtes. 

« Les gens confondent souvent les abeilles et les bourdons alors qu’ils sont différents. Les abeilles sont nombreuses et ont besoin de beaucoup de stock de nourriture tandis que le bourdon, lui, n’a pas besoin de réserve puisque seule la reine hiverne et donne naissance au mois de février/ mars. De plus, il effectue un travail de pollinisation formidable ! On l’oublie bien trop souvent » explique Michel SAGAERT, secrétaire de la Société.

Son rôle est tellement méconnu, que le bourdon commence à disparaître des jardins, au grand damne de Pascaline DESREUMAUX, présidente de la Société.

« Le problème reste que, quand les abeilles sont en perdition, les apiculteurs peuvent crier au secours. 

Mais les bourdons ne sont pas représentés. Leur disparition ne peut donc pas être révélée».

Il faut sauver le bourdon     

Si l’être humain est une des causes principales de sa disparition à cause de l’urbanisation et de l’agriculture de masse, l’insecte doit également faire face à d’autres problèmes.

« Il existe une sorte de papillon qui entre dans le nid et le détruit totalement. Durant l’hiver, il arrive également que les fortes pluies noient les habitations » se désole la présidente.

Pour le préserver, il faut d’abord parvenir à sortir certains stéréotypes classiques des têtes de la masse populaire.  «Le bourdon n’est pas agressif comme la guêpe, c’est le papa tranquille des insectes! Il est calme et ne pique que lorsqu’il se sent vraiment menacé» précise Michel SAGAERT.

Dans un souci de précision, Michel et Pascaline avaient fait appel à un professionnel qui aura donné de précieux conseils durant la réunion. « Il est temps de donner la parole à des spécialistes qui s’y connaissent. Andrew VANBIERVLIET est un passionné de bourdons, il va notamment proposer différents nichoirs et montrer comment en fabriquer soi-même» ajoute le secrétaire.  Avoir des bourdons dans le fond du jardin n’est pas donc pas dangereux, au contraire, Pascaline DESREUMAUX  y voit même un outil pédagogique. «Pouvoir suivre l’évolution de la bête directement à la maison, cela a un côté didactique, aussi bien pour les enfants que pour les adultes».

Notons qu’un petit plus attendait les curieux qui se présentaient à 14h à la Prairie: 

un sachet de fleurs sauvages ainsi qu’un carnet explicatif afin que chacun puisse aider le bourdon à se loger.

Source d'info les éditions Vers l'Avenir