25 images - 25 espèces à découvrir

  1.  Gorge bleue à miroir 

Certainement le joyau de notre région ! Autrefois confinée aux marais d’Harchies, la gorgebleue est maintenant bien établie dans notre campagne où elle affectionne les fossés à haute végétation. Pour détecter sa présence, il suffit de parcourir les bons habitats tôt le matin à l’écoute du chant du mâle ! Pour observer la discrète femelle, c’est une autre paire de manches.

  1. Chevêche d’Athena

Cette petite chouette est le dernier rapace nocturne qui peuple encore nos campagnes ! Appelée aussi chouette aux yeux d’or ou chouette des pommiers, elle affectionne les vieux arbres creux qu’elle occupe pour faire son nid. A Mouscron, on compte encore une vingtaine de couples principalement situés dans les vergers ou saules têtards. Contrairement aux autres membres des rapaces nocturnes, elle se nourrit principalement de vers de terre.

  1. Lérot

Espèce cible du projet BIPS, le lérot est un gliridé (famille des loirs, muscardins, …). Cette espèce en déclin partout en Belgique se porte relativement bien dans notre région. On retrouve le lérot dans les grands jardins, vergers et autres parcs. Pour élever ses petits ou hiberner, il occupe volontiers les nichoirs placés pour les mésanges. Son régime alimentaire est assez large mais se compose principalement de fruits, d’œufs et d’insectes.

  1. Thécla du Bouleau

Espèce cible du projet BIPS, ce sympathique papillon n’est pas très commun et est souvent mal connu dans notre région. Il est cependant facilement reconnaissable à ses ailes de couleur brune ornées chacune d’une grande tache orange. Le dessous de l’aile est également diagnostique. Il présente deux lignes blanches sur un fond orangé. On le trouve à partir du mois d’août autour des prunelliers, sa plante hôte.

  1. Triton crêté

Cette autre espèce cible du projet BIPS est en voie de disparition dans notre région. Autrefois commun, le Triton crêté peuplait la quasi-totalité des mares de notre entité. Pour des raisons encore inconnues, sa disparition a été actée dans la totalité des espaces concernés depuis la fin des années 90’. On le reconnaît grâce à sa grande taille et sa longue crête très découpée.

  1. Renard roux

Détesté par les uns, adoré par les autres, le renard est le champion de la polémique. Grand artisan de la régulation des micromammifères pour ses défenseurs, dévastateur sanguinaire des poulaillers pour ses détracteurs, le renard a malheureusement la « qualité » d’être un opportuniste… A Mouscron, plusieurs terriers sont occupés. Pour le plus grand plaisir des naturalistes mais au grand dam des pourfendeurs du renard….

  1. Rougequeue noir

Ce petit oiseau insectivore est encore bien présent dans notre entité. Migrateur nous revenant dès la fin du mois de mars, il affectionne deux grands types d’habitat : les fermes et les bâtiments munis d’un grand toit. Le mâle est noir avec un panneau blanc dans l’aile. Il trahit sa présence par son chant dont la dernière partie s’assimile à un bruit de froissement de papier alu.

  1. Bergeronnette printanière flavéole

La Bergeronnette printanière est un hôte commun dans la campagne mouscronnoise. Les oiseaux « continentaux » ont un large sourcil blanc. Sur la photo, le sourcil est pourtant de couleur jaune indiquant un oiseau de la sous-espèce britannique passant parfois par notre région lors des périodes de migration. Comme quoi en ornithologie, le moindre détail peut être important !

  1. Le troglodyte mignon

Probablement le plus petit qui chante le plus fort. Facilement reconnaissable en raison de sa petite taille, sa coloration brune  et sa petite queue dressée, on retrouve le troglodyte dans la plupart des jardins ou espaces verts. La mâle a la particularité de construire plusieurs nids afin d’y inviter plusieurs femelles… Astucieux non ?

  1. Perdrix grise

Oiseaux campagnards par excellence, les perdrix vivent en groupe aussi appellé « compagnie ». Ces regroupements comportent généralement plusieurs familles. Ce n’est qu’au printemps que les couples se reforment et partent chacun de leur côté élever leur progéniture. Les jeunes sont nidifuges, c’est-à-dire qu’ils quittent directement le nid après la naissance ! Autrefois nombreuse, la population décroît inexorablement à l’instar des autres oiseaux des campagnes.

  1. Eristale

Insecte de la famille des syrphidés, l’éristale est souvent confondu avec l’abeille ! Pourtant, en y regardant de plus près, il est facilement reconnaissable : minuscules antennes, abdomen aplati et seulement deux ailes. Dans la nature, il remplit la même fonction que l’abeille : c’est un insecte pollinisateur ! Il est vulgairement appelé « Ver à queue de rat ». Ce nom fait référence à sa larve qui vit dans l’eau stagnante de faible qualité et qui possède un long siphon respiratoire.

  1. Punaise arlequin

La Punaise arlequin est un insecte de l’ordre des hétéroptères et de la famille des pentatomes (car 5 articles sur les antennes). On la retrouve souvent en fin d’été sur les carottes sauvages. Elle se nourrit presque exclusivement de pucerons, ce qui en fait un allié dans la lutte biologique contre ces petites bêtes indésirables.

  1. Hirondelle rustique

Cette espèce cible du projet BIPS est en net déclin dans notre région. L’Hirondelle rustique est un oiseau inféodé aux fermes. Elle se reconnaît facilement par sa gorge sombre (rougeâtre), son dos noir et sa longue queue échancrée. Au cours de ce printemps, nous avons répertorié 74 nids à Mouscron. Plus inquiétant, seulement une ferme sur deux est encore occupée…

  1. Huîtrier-pie

Facilement reconnaissable, l'huîtrier-pie est normalement un oiseau côtier se nourrissant principalement de mollusques. Cependant, depuis quelques années, on constate une augmentation des observations à l'intérieur des terres et même quelques nidifications. En 2013, un couple a même élu domicile sur le toit d'une entreprise à Dottignies et y a élevé un jeune ! Chez nous, il se nourrit exclusivement de vers de terre. Un bel exemple d’adaptation !

  1. Robert-le diable

Ce papillon au nom peu engageant est assez commun chez nous. De couleur orangée, il possède des ailes fortement découpées. Au repos, on distingue un "C" blanc sur  le revers de l'aile, ce qui lui a valu son nom scientifique : Polygonia c-album.

  1. Grive litorne

A Mouscron, nous observons la Grive litorne essentiellement en hiver à la faveur d'épisodes climatiques rigoureux. C'est à cette période qu'elle effectue des mouvements importants de fuite.  Cette grive nordique se reconnaît grâce à sa tête et  son croupion gris. Il est facile de leur venir en aide : donnez-leur des pommes. Elles les dévoreront immédiatement !

  1. Foulque macroule

Proche cousine de la Poule d'eau, elle s'en distingue par la caroncule et le bec blancs. A Mouscron, on la retrouve dans la plupart des  grandes pièces d'eau. On compte au total une dizaine de couples. Elle se nourrit principalement d'algues et de petits animaux qu'elle recherche au fond de l'eau.

  1. Petit gravelot

Cet oiseau est un vrai opportuniste colonisateur ! En effet, une belle flaque ou tout chantier inondé est susceptible d'attirer ce limicole. Une fois installé, le couple se lance dans une parade nuptiale digne des plus grands ballets ! Hautement protecteurs, les adultes n'hésitent pas à s'attaquer à plus grands qu'eux pour protéger leur progéniture !

  1. Torcol fourmilier

Ce proche cousin de la famille des pics possède comme ceux-ci deux doigts à l'avant et deux à l'arrière. Il doit son nom au fait qu'il peut bouger son cou dans tous les sens ! Sa nourriture préférée est la fourmi ! A Mouscron, cet oiseau ne s'observe qu'en migration (surtout  à la fin du mois d'août). Attention, il maîtrise parfaitement l'art du camouflage...

  1. Geai des chênes

Le geai est un récent arrivant à Mouscron. En effet, il colonise notre région depuis quelques décennies à peine ! Maintenant, il nidifie aux quatre coins de notre entité. Omnivore, il affectionne toutefois les fruits. En automne, on le voit même effectuer des réserves  de noisettes, noix et autres glands. Qu'il déterrera une fois l'hiver arrivé.

  1. Hibou moyen-duc

Oiseau emblématique du bois Fichaux dans les années 80', époque où un énorme dortoir  (20-30 oiseaux !) était observé chaque hiver. Malheureusement, les populations de ce beau rapace nocturne ont dégringolé d'année en année... Petite note positive : un couple a de nouveau niché cette année au bois Fichaux et y a élevé deux jeunes !

  1. Pic vert

Impossible à confondre ! Il est tout vert avec le sommet de la tête rouge ! Son cri, un rire puissant, trahit souvent sa présence ! On le trouve souvent dans la pelouse à la recherche de fourmilières qu'il dévalisera à l'aide de sa très longue langue ! Ses déjections sont surprenantes : elles ressemblent à des cendres de cigarettes mais en émiettant celles-ci, on y trouve la tête des "pauvres" fourmis !

  1. Criquet

Insectes de fin d'été par excellence, les criquets font partie de l'ordre des orthoptères. On distingue les criquets des sauterelles par la longueur des antennes : les sauterelles ont de longues antennes (généralement plus longues que le corps). A Mouscron, 3 espèces de criquets ont été répertoriées.

  1. Lepture tacheté

Ce coléoptère aux couleurs de guêpe appartient à la famille des longicornes, un nom qu’il a hérité à cause de ses longues antennes. Insecte pollinisateur, on le retrouve le plus souvent sur les apiacées (ombellifères) dont il se nourrit du nectar et du pollen.

  1. Collier de corail

Aussi appelé Argus brun, ce papillon est reconnaissable à la série complète de lunules (taches) submarginales rouge orange. Habitant des pelouses maigres, on le retrouve à Mouscron exclusivement dans la réserve du Pont-Blanc. Les géraniums sauvages sont les plantes hôtes de ce beau papillon.